Actus

09/10/2016

Panne sèche à HAWI

posté à 15h18 dans "Triathlon"

Hawi, est une ville située au Nord Ouest de Big Island, c’est aussi là où on effectue le demi-tour autour d’un plot sur la partie vélo!
Pour moi c’est à partir de ce moment-là que les forces ont commencées à me manquer, je ne doublais plus aucun coureur, mais au contraire ceux que j’avais dépassé sur la 1ère partie me repassaient devant, sans même que je puisse les garder à distance. Cette sensation de ne plus pouvoir accélérer et de voir les kilomètres défiler sur mon compteur péniblement un à un !

Les 80 derniers kilomètres de la partie vélo, vent défavorable, ont été un vrai calvaire. Moi qui construisais généralement mes « perfs » en Triathlon sur ma discipline de prédilection, je me voyais lâché par celle-ci !

De retour sur Kona, je me persuadais que la course à pied allait être plus à mon aise. Mais même avec une transition de 8’, histoire de me requinquer un peu, je m’aperçus vite sur le 1er Kilomètre en faux plat montant que l’affaire était mal engagée. 1er ravito, je fais une brève halte pour me désaltérer et repars péniblement, 2ème ravito je m’arrête pour de bon, l’envie et surtout les forces pour repartir en courant ne sont plus là. La sono raisonne à bloc dans ma tête qui vacille. STOP, je n’irai pas plus loin sur cette Ironman d’Hawaii 2016

Mais avant ça, la journée avait pourtant plutôt bien commencée. Le départ en Nat était donné en mode statique à 50m du remblai. Pour éviter de gaspiller trop de force à flotter sur place, j’attends le dernier moment pour rejoindre le côté gauche de la ligne de départ. Une fois la course lancée, j’arrive rapidement à poser ma Nat, et sors de l’eau en 1h09, sois seulement 5’ de plus qu’à Nice mais sans combi. Pas mal, au vu d’une séance hebdo en guise de préparation ce dernier mois.
Transition rapide, je monte sur le vélo, double difficilement quelques concurrents, à chaque kilomètre, là où je double plutôt des paquets de triathlètes. Mais je me rassure en me disant que je suis au Championnat du monde Ironman avec la crème des crèmes des triathlètes mondiaux !
Une centaine de kilomètres plus loin, j’arrive à Hawi, et donc là plus de carburant


Alors pourquoi, ma condition s’est elle subitement dégradée en 15 jours après mes bonnes sensations au Triathlon de La Baule ? Plusieurs raisons viennent ressurgir :
- Un semaine Post-Compétition bien speed : Préparation du voyage, obligations professionnelles avec notamment mon intervention pour France 3 la veille du départ, sans compter les derniers entraînements Post-compétition à réaliser.
- La fatigue du voyage. Plus de 24h de déplacement, et le stress de passer la douane avec mes bagages à Los Angeles à temps afin d’être sûr de les avoir arriver pour Hawaii.
- Avec 12h de décalage horaire, je n’ai jamais véritablement fait de bonnes nuits et ai donc contribué à accumuler de la fatigue avant ma course
- D’autant que nous sommes arrivés que 3 jours avant le départ de l’Ironman. Et avec toutes les obligations logistiques, retrait dossard, reconnaissance des différents parcours, …. Je n’ai jamais vraiment pu me poser pour récupérer et recharger les batteries.
Il aurait été plus judicieux de faire comme une grande majorité des triathlètes européens, et arriver une bonne semaine avant le départ. Mais il n’est pas toujours facile de concilier vie sportive et vie extra-sportive pour mener un tel challenge.
- Enfin la chaleur : Même si j’ai toujours préféré les conditions extrêmes aux fortes températures, l’Ironman de Nice 2015, surtout sur le marathon, m’avait réconcilié avec la chaleur. Sauf qu’ici à Kona, la chaleur est présente dès le vélo, ce qui m’a achevé en entamant le reste de mon capital résistance !

Voilà, le cumul de toutes ces raisons font que je ne suis pas arrivé à 100% au départ de ce challenge. La déception est à la hauteur de l’objectif, même si j’avais bien senti les jours précédents que la tâche n’allait pas être aisée. Ces principaux facteurs montrent que même si une préparation se déroule correctement sans encombre, plus la compétition approche, plus les détails ont leurs importances !


Et maintenant ?

Déjà cet abandon, ne doit pas occulter tout le plaisir que j’ai eu à réaliser ce Challenge, lancé il y plus de 2 ans. Ma découverte de cette distance sur mes 2 Ironman’s de Nice avec une mention particulière sur celui de cette année en décrochant le meilleur temps vélo, resteront de réelles satisfactions. Un grand merci au soutien de ma p’tite famille, de JEGOU SPORT Concept à travers Jeff et Marvin, de mes partenaires Rotor, JPRacing, POC qui m’ont accompagné dans ma démarche. Mon club, St Herblain Triathlon (avec une pensée particulière pour Lies) qui m’a fait découvrir et aimé cette discipline. Enfin à vos encouragements, qui m’ont parfois motivés à donner le meilleur de moi-même.

Il me faudra sans doute du temps pour remettre tant d’implication personnelle, de sacrifices familiaux et professionnels pour renouveler ce type de défi. Ne jamais dire jamais, mais cela attendra vraisemblablement la prochaine décennie.
En attendant, pour 2017 je centrerai mes compétitions sportives sur des Triathlons Half-Ironman pas trop loin de la maison ;-)


Voilà, encore quelques jours à Hawaii, histoire de bien récupérer et de profiter de tous les charmes de cette île.

 


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