Actus

09/05/2017

En mode « Sport Plaisir »

posté à 08h44 dans "Triathlon"

Je savais bien que mon abandon à l’Ironman d’Hawaii allait laisser quelques traces. Pas physiques, mais mentales, celles qui vous remémorent ce rapport à l’échec, au doute, à l’incertitude de ce que vous entreprenez !


Samedi était l’occasion pour moi de remettre un dossard sur mon 1er Triathlon après mon éviction de Kona. L’Half Ironman de Lacanau est une épreuve que je connais bien pour l’avoir déjà disputé à deux reprises, et y avoir intégré un Top 5 en 2015.
C’est une épreuve très agréable en famille, d’autant plus quand la météo est de la partie. Le site de départ se situe dans un cadre estival sur le bord du Lac de Lacanau au village Moutchic. Alors quand il y a 3 mois je m’inscris à cette course, c’est pour pouvoir concilier WE en famille et accrocher un dossard en mode revanchard.
Mais depuis les pépins physiques se sont accumulés, notamment à cause d’une blessure au pied gauche, qui m’obligea à m’éloigner une vingtaine de jours des bassins de Nat et de tout entrainement en CàP. A tel point qu’à une semaine de ma première échéance de la saison je me demandais même, si j’allais pouvoir prendre le départ.


Samedi 6 Mai, engouffré dans ma combinaison de natation, lunettes visées sur la tête, index droit sur le Start de ma montre, je suis bien aligné sur la plage parmi les 600 Triathlètes au départ de cette course aux ordres du départ … mais pour une fois le but ne sera pas d’aller chercher « une » performance, mais « ma » performance ! Cette motivation qui anime une grande partie des concurrents présents au départ, est une première en Tri pour moi. Donc pas de pression d’effectuer un bon départ, de bien se placer sur la ligne, ou de faire des transitions les plus rapides possibles … non l’idée est bien de boucler cette ligne d’arrivée qui m’attend dans un peu plus de 4 heures !
Je sais ma cheville délicate, et boucler ce triptyque serait déjà une véritable satisfaction … « tu ne vas quand même pas abandonner toutes tes courses papa !!! » … Grrr, non je ne vais pas.


Alors, hormis le vélo (je ne pouvais pas, non plus, tout lâcher !) la nat et la CàP auront été en gestion constante, avec une seule idée en tête « fait ta course, ne te laisse pas griser par l’évènement, occulte les concurrents qui t'entourent et focalise toi sur ton effort. Cela demande une certaine constante et également une certaine sagesse pour moi, que je n’avais pas l’habitude d’appliquer durant mes compèts. Mais cela procure aussi plus de plaisir en savourant l’évènement (les ravitos aussi), en appréciant et partageant les encouragements des uns avec les autres … bref le plaisir de faire du sport en mode « FINISHER » comme des centaines d’athlètes est une nouvelle notion qui mène à ma satisfaction du jour … mais promis, un jour j’y reviendrai (sic) !!!

 


09/04/2017

Un 1er podium pour mon 1er dossard 2017 ... qui donne envie

posté à 22h44 dans "Course à Pied"

Vous avez peut être déjà vécu cette situation, sportivement ou professionnellement, lorsque les résultats les moins désirés, ceux qu'on attend pas forcément, qui se présentent au grés d'une certaine réussite ou de conditions favorables ... et bien cela c'est produit ce Dimanche sur ma 1er course depuis l'Ironman d'Hawaii

Bon, bien sûr le niveau du Trail du Champ Loup (85) n'avait rien à voir avec les Championnats du monde Ironman, mais ça fait toujours plaisir de remonter sur "la boite" pour aller chercher sa "gamelle"

C'était dans le cadre d'un stage pour mon club de St Herblain Triathlon que je coorganisais, où nous terminions un volume multi-discipline de 13h en 3 jours par ce Trail de 21 kms.
Au départ les jambes avaient encore en mémoire, notamment le Duathlon interne de la veille, où nous nous étions bien tirés la "Bourre", mais au fil des kilomètres et avec un dossard "dans le dos" la possibilité d'accrocher le podium sous les couleurs du SHT a eu raison de l'état de fatigue musculaire des séances précédentes.

Et forcément ce genre de satisfaction attise bien évidemment des ambitions ... histoire à suivre

 

Trail du Champ Loup 21kms et +500m


08/02/2017

Des stages pour lancer la saison!

posté à 15h43 dans "Stage"

Dimanche reprendra ma saison "STAGES", avec une intervention d’une semaine au sein des stages DSO, qui sera suivi d’une deuxième, 3 semaines plus tard, avec un groupe principalement de clients « JEGOU SPORT ».

Des semaines biens remplies: mise en place des parcours en fonction des groupes, logistique des sorties, assistance, conseils, écoute, débreif équipe, conférences thématiques, … coté sport, aussi, avec une vingtaine d’heures de vélo/CàP par stage !

C’est toujours un plaisir de retourner au bord de la Méditerranée sur la Costa Brava à Sant Feliu de Guixols. Depuis 2008, j’y pose mon paquetage entre 1 à 5 semaines à la sortie de l’hiver.
Les premières années, j’intervenais en tant que coureur cycliste professionnel. Invité par DSO, cela me permettait une excursion sur un terrain beaucoup plus vallonnée avec un climat plus doux que par chez moi. Mais aussi un bon moyen de tâter une possible reconversion dans ce domaine !
Et c’est donc tout naturellement qu’aujourd’hui, l’encadrement des stages, fait en autre parti de mes activités professionnelles !


Puis suivra pour la 3ème année consécutive, un stage dans le bocage vendéen avec mon club Tri, St Herblain Triathlon, suivi d’une autre, quinze jours plus tard avec mes clients « Mag » JEGOU SPORT que j’organise depuis maintenant 5 ans dans le Morbihan.
Ces stages de 3 jours, situés à moins d’heure de route pour l'ensemble des stagiaires, permettent de s’extirper facilement et rapidement, de ses routes d’entrainements habituelles.
Et dans ce contexte, à la fin de ce WE rallongé tout le monde a déjà bien bossé !


Même si j’essaie toujours d’agrémenter chaque stage avec une logistique ou un planning différent, cette période printanière, de Février à Avril, reste sensiblement identique. Je ne me lasserai jamais de ces RDV annuels, où l’on repose ses valises et ses roues en terrain connu. Voir année après année, le même engouement des stagiaires reste une (la) réelle satisfaction.

 

Stages DSO by JEGOU SPORT


01/12/2016

Une transition plus longue que les autres

posté à 08h21 dans "Triathlon"

Après une année riche en événements sportifs (Ironman de Nice, JO, Ironman d’Hawaii, …), 2017 sera moins exotique et plus locale.

Si l’objectif de 2016 était de se qualifier pour les championnats du monde Ironman à Kona, j’aurais dû préciser « boucler » l’épreuve Hawaiienne ! Bon ça n’est que partie remise, cela m’a tout de même permis de prendre la mesure de l’événement, et puis je vais pas me plaindre d’avoir passé 10 jours aux antipodes !
Mais ce ne sera pas pour la prochaine saison : L’investissement, pour arriver à cet objectif, au détriment du temps familial, du temps professionnel, est trop lourd pour le reproduire et surtout le faire subir 2 ans de suite. J’ai aussi pris la mesure de ce rater, et modifierai donc mon approche : Comme par exemple, se qualifier l’année précédente sur des Ironman’s de fin de saison, pour éviter d’enchainer 2 Ironman’s dans la même saison et aborder Hawaii comme une finalité.

J’orienterai, donc, l’année 2017 sur des épreuves de proximité, bien loin des courses labellisées, sur des formats plus courts, où j’arriverai en pleine possession de mes moyens et non pas dans le cadre d'une préparation.
Cela me laissera aussi plus de temps pour intervenir d’avantage dans l’encadrement et le coaching afin de transmettre et faire partager mon expérience.

Bref 2017 sera de nouveau axée sur le sport plaisir et le partage, mais avec beaucoup moins de contrainte qu’en 2016 !

 


09/10/2016

Panne sèche à HAWI

posté à 17h18 dans "Triathlon"

Hawi, est une ville située au Nord Ouest de Big Island, c’est aussi là où on effectue le demi-tour autour d’un plot sur la partie vélo!
Pour moi c’est à partir de ce moment-là que les forces ont commencées à me manquer, je ne doublais plus aucun coureur, mais au contraire ceux que j’avais dépassé sur la 1ère partie me repassaient devant, sans même que je puisse les garder à distance. Cette sensation de ne plus pouvoir accélérer et de voir les kilomètres défiler sur mon compteur péniblement un à un !

Les 80 derniers kilomètres de la partie vélo, vent défavorable, ont été un vrai calvaire. Moi qui construisais généralement mes « perfs » en Triathlon sur ma discipline de prédilection, je me voyais lâché par celle-ci !

De retour sur Kona, je me persuadais que la course à pied allait être plus à mon aise. Mais même avec une transition de 8’, histoire de me requinquer un peu, je m’aperçus vite sur le 1er Kilomètre en faux plat montant que l’affaire était mal engagée. 1er ravito, je fais une brève halte pour me désaltérer et repars péniblement, 2ème ravito je m’arrête pour de bon, l’envie et surtout les forces pour repartir en courant ne sont plus là. La sono raisonne à bloc dans ma tête qui vacille. STOP, je n’irai pas plus loin sur cette Ironman d’Hawaii 2016

Mais avant ça, la journée avait pourtant plutôt bien commencée. Le départ en Nat était donné en mode statique à 50m du remblai. Pour éviter de gaspiller trop de force à flotter sur place, j’attends le dernier moment pour rejoindre le côté gauche de la ligne de départ. Une fois la course lancée, j’arrive rapidement à poser ma Nat, et sors de l’eau en 1h09, sois seulement 5’ de plus qu’à Nice mais sans combi. Pas mal, au vu d’une séance hebdo en guise de préparation ce dernier mois.
Transition rapide, je monte sur le vélo, double difficilement quelques concurrents, à chaque kilomètre, là où je double plutôt des paquets de triathlètes. Mais je me rassure en me disant que je suis au Championnat du monde Ironman avec la crème des crèmes des triathlètes mondiaux !
Une centaine de kilomètres plus loin, j’arrive à Hawi, et donc là plus de carburant


Alors pourquoi, ma condition s’est elle subitement dégradée en 15 jours après mes bonnes sensations au Triathlon de La Baule ? Plusieurs raisons viennent ressurgir :
- Un semaine Post-Compétition bien speed : Préparation du voyage, obligations professionnelles avec notamment mon intervention pour France 3 la veille du départ, sans compter les derniers entraînements Post-compétition à réaliser.
- La fatigue du voyage. Plus de 24h de déplacement, et le stress de passer la douane avec mes bagages à Los Angeles à temps afin d’être sûr de les avoir arriver pour Hawaii.
- Avec 12h de décalage horaire, je n’ai jamais véritablement fait de bonnes nuits et ai donc contribué à accumuler de la fatigue avant ma course
- D’autant que nous sommes arrivés que 3 jours avant le départ de l’Ironman. Et avec toutes les obligations logistiques, retrait dossard, reconnaissance des différents parcours, …. Je n’ai jamais vraiment pu me poser pour récupérer et recharger les batteries.
Il aurait été plus judicieux de faire comme une grande majorité des triathlètes européens, et arriver une bonne semaine avant le départ. Mais il n’est pas toujours facile de concilier vie sportive et vie extra-sportive pour mener un tel challenge.
- Enfin la chaleur : Même si j’ai toujours préféré les conditions extrêmes aux fortes températures, l’Ironman de Nice 2015, surtout sur le marathon, m’avait réconcilié avec la chaleur. Sauf qu’ici à Kona, la chaleur est présente dès le vélo, ce qui m’a achevé en entamant le reste de mon capital résistance !

Voilà, le cumul de toutes ces raisons font que je ne suis pas arrivé à 100% au départ de ce challenge. La déception est à la hauteur de l’objectif, même si j’avais bien senti les jours précédents que la tâche n’allait pas être aisée. Ces principaux facteurs montrent que même si une préparation se déroule correctement sans encombre, plus la compétition approche, plus les détails ont leurs importances !


Et maintenant ?

Déjà cet abandon, ne doit pas occulter tout le plaisir que j’ai eu à réaliser ce Challenge, lancé il y plus de 2 ans. Ma découverte de cette distance sur mes 2 Ironman’s de Nice avec une mention particulière sur celui de cette année en décrochant le meilleur temps vélo, resteront de réelles satisfactions. Un grand merci au soutien de ma p’tite famille, de JEGOU SPORT Concept à travers Jeff et Marvin, de mes partenaires Rotor, JPRacing, POC qui m’ont accompagné dans ma démarche. Mon club, St Herblain Triathlon (avec une pensée particulière pour Lies) qui m’a fait découvrir et aimé cette discipline. Enfin à vos encouragements, qui m’ont parfois motivés à donner le meilleur de moi-même.

Il me faudra sans doute du temps pour remettre tant d’implication personnelle, de sacrifices familiaux et professionnels pour renouveler ce type de défi. Ne jamais dire jamais, mais cela attendra vraisemblablement la prochaine décennie.
En attendant, pour 2017 je centrerai mes compétitions sportives sur des Triathlons Half-Ironman pas trop loin de la maison ;-)


Voilà, encore quelques jours à Hawaii, histoire de bien récupérer et de profiter de tous les charmes de cette île.

 




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