Actus

21/06/2022

STOP AND GO

posté à 08:35 dans "Triathlon"

En triathlon c’est le 1er échelon des pénalités, matérialisé par un carton jaune. Un arrêt de 5’’ qui doit vous permettre une « remise en conformité »

Le mien sera un peu plus long ! Voilà plus d’un mois que j’ai une hernie discale qui entraine une sciatique dans ma jambe gauche. Cela va demander du temps pour se résorber et surtout ça ne sera pas trop compatible avec une prépa Ironman. Si je vais pouvoir reprendre la pratique de la natation et du vélo progressivement, je sais que la course à pied est plutôt proscrite. Même si Hawaï est dans plus de 3 mois, avoir un tel objectif en tête va me demander de jouer avec la limite de mon corps au risque de tout rater : rétablissement et objectif.
J'ai donc décidé de renoncer à participer à l’Ironman d’Hawaii 2022. Prendre la décision aujourd’hui d’y renoncer, me permettra d’être plus serein et d’être aussi plus à l’écoute de mon corps pour lui permettre de se réparer et de repartir sur de nouveaux objectifs en 2023.

C’est un crève-cœur, mais c’est aussi une sage décision. Tous les feux n’étaient pas au vert, et je sais trop ce que ne pas finir cette course veut dire pour ne pas retenter la même expérience. C’est peut être une page qui se tourne ou pas avec l’Ironman, mais en tout cas c’est une décision qui mise sur le futur qui sera sans doute différent dans ma pratique sportive, mais où je resterai dans le même état d’esprit : aller au bout de ses idées et sa pratique et surtout prendre un maximum de plaisir !

 


31/10/2021

Les 10 détails qui m’ont permis d’aller chercher une qualif à hawaii

posté à 10:42 dans "Triathlon"

S’entrainer et arriver en forme le jour de son objectif c’est bien, mais tout mettre en place à coté pour mettre toutes les chances de son côté c’est encore mieux. Car plus les épreuves sont longues, plus le moindre détail peut avoir son importance. C’est pour cela qu’il ne faut rien négliger avant le départ ! Voici donc 10 détails que j’ai mis en place durant mes 2 derniers mois de l’approche de mon Objectif 2021: afin d’aller chercher une nouvelle Qualif pour Hawaii:

1. Optimiser ma récupération entre chaque séance! En triathlon, on dit souvent qu’ « arriver au départ d’un Ironman sans être blessé, c’est déjà une victoire ». Chaque soir, je m’astreignais à 10/15’ d’étirements afin de permettre à mon corps de mieux récupérer pendant la nuit, pour enchainer les séances du lendemain. Je couplais souvent ce rituel avec quelques séances d’électrostimulation, surtout après mes grosses journées pluridisciplinaires.

2. Nette diminution de ma consommation de café durant les dernières semaines post-objectif.
Fervent consommateur de café (6/7 par jours) j’ai drastiquement diminué ma consommation à 2 par jour (juste pour le plaisir en bouche). Si le café est un très bon antioxydant, sa teneur en caféine déshydrate et absorbe les minéraux, ce qui peut entrainer contractures et crampes. Ce qui n’est pas très bon quand vous demander beaucoup à votre corps ! A côté de cela, j’ai augmenté ma consommation d’eau riche en magnésium et bicarbonate.

3. Après la Nat, je ne mets jamais de chaussettes sur la partie vélo. Je trouve ça pas très pratique d’enfiler après la partie natation. Et courir avec avant la montée et la descente du vélo, ça les salit et les abîme au détriment du confort pour le marathon qui suit le vélo. Pour cela il convient donc d’être très confort dans mes chaussures vélo pour rouler 180kms pieds nus. J’ai donc demandé à mon podologue Nicolas CLAVEAU, de me concevoir une nouvelle paire de semelles vélo, en privilégiant le confort à la rigidité. Après quelques réglages et test en mode « course », cela m’a donc permis le jour « J » de pédaler comme si j’avais des chaussons au pied, sans avoir les pieds abimés ou blessés avant l’enchainement course à pied.

4. Check-Up chez l’osté. C’est un réflexe avant un objectif, une fois mon dernier gros bloc d’entrainements passé, 10 jour avant ma course, je passe dans les mains de mon ostéo David GUIMARD. Histoire de m’assurer que tout est OK, et que je n’ai pas un blocage quelconque qui viendraient me contrarier le jour « J ».

5. Transport du vélo par voie terrestre.
Au départ j’avais pris l’option « bagage sportif en soute» pour mettre mon vélo dans l’avion. Mais cela est contraignant : ça m’oblige de démonter certaines pièces, qu’il faudra remonter avec les bons réglages, et surtout toujours l’incertitude et le stress de retrouver votre valise vélo à l’aéroport d’arrivée. Car pas de vélo, pas de triathlon !
J’ai donc eu l’opportunité de le descendre (et remonter) en camion, via le club des Sables d’Olonne Vendée Triathlon, qui étaient une 20ème sur l’Ironman de Cascais. Cela m’a permis de gagner un peu de temps (montage/démontage, transfert aéroport) et aussi d’être plus serein, surtout comme j’arrivai que 48h avant la course, je savais que j’avais très peu de marge d’erreur en cas de problème !

6. Sur les Ironman’s vous devez déposer toutes vos affaires la veille. 2h avant le départ, vous pouvez juste aller dans le parc à vélo pour déposer votre ravito et bidon, gonfler vos roues, et vérifier que tout est OK.
Pour ma part j’en fais un maximum la veille : gels scotchés sur le cadre, barres dans ma pochette de cadre, chaussures clipsées sur les pédales. De telle sorte qu’il me reste juste qu’à mettre mes bidons, vérifier la pression de mes roues et que tout est OK.
Le p’tit détail que je n’oublie pas la veille, c’est de protéger mes chaussures de vélo avec un sac plastique, afin d’éviter qu’elles soient mouillées par une éventuelle averse ou rosée du matin. Ça me permet ainsi, d’être sûr de rouler rapidement les pieds au sec !

7. 1 seul bidon rempli au départ des 180kms de vélo
Le 1er ravito se situait au Km 29, mais surtout après 15 km de montée progressive.
J’ai donc pris parti de ne prendre qu’un bidon rempli d’eau (avec de la boisson énergétique), et 3 bidons avec uniquement la poudre à l’intérieur. Cela m’a permis de m’alléger de 1,5 kg (pas négligeable quand ça monte) et de juste m’arrêter 15’’ au ravito pour remplir 2 bidons, avant de me lancer dans la descente.

8. Kilométrage ravito scotché sur le vélo
Je le faisais déjà lorsque j’étais Pro : mettre les MG (meilleurs grimpeurs) sur ma potence (le meilleur c’est le scotch de peintre)!
Maintenant je note les zones de ravito, afin de bien gérer mon hydratation sur le vélo et être sûr de ne pas passer à côté d’un ravitaillement. Et ainsi éviter toute déshydratation ou fringale !

9. J’ai abusé des gels Maurten !
Le ravitaillement en longue distance, peut vite devenir problématique. Car ce que votre corps peut assimiler durant 5h, peut vite le saturé au-delà ! Il convient donc souvent de varier votre apport (qui peut être souvent différent en fonction de la météo, chaleur notamment). Gout (sucré/salé), texture (gels liquide et/ou barres), acidité (maux de ventre), bref cela peut vite devenir une problématique si vous n’arrivez plus à vous alimenter correctement pour recharger votre organisme !
J’avais donc prévu avec moi sur le vélo 4 gels Maurten (les noirs sans Caféine), que j’avais déjà essayé sur ma course pré-objectif 3 semaines avant, et 2 autres pour la partie Course à pied. Voyant le plaisir que je prenais à les prendre (ce n’est pas toujours le cas avec des gels) et comme Maurten, était le sponsor officiel d’Ironman sur les ravitaillements, je ne me suis donc alimenté qu’avec ces gels (une douzaine durant ma course) mise à part une barre énergétique sur le vélo.
Ce gel très gélatineux permet d’avoir une certaine texture en bouche. De gout neutre (sans colorant ni conservateur), il permet de ne pas vous saturer du gout sucré qui peut vite devenir écœurant. Et surtout (le plus important) il m’a apporté toutes les +/- 45’ : 40g d’énergie dont 60 % de glucides, soit un rapport poids/énergie élevé !

10. La paire de claquette à l’arrivée
Bon ça ne fait pas parti de la performance durant cet Ironman, mais ce détail compte quand même ! La seule chose que j’avais demandé à ma femme de m’apporter à l’arrivée (avant même une part de Pastéis de Nata !) c’était ma paire de claquettes. Car je savais qu’après le marathon, j’allais avoir les pieds explosés à l’arrivée et qu’ils allaient avoir besoin de prendre l’air !

 


25/10/2021

Ironman CASCAIS, restera mon objectif l'année

posté à 09:08 dans "Triathlon"

Il est toujours bon d'avoir des objectifs afin de pouvoir se projeter et garder la foi de s'entrainer "Focus"! Et plus les objectifs sont conséquents, moins ils seront nombreux et dispersés pour repartir sur de nouveaux cycles d'entrainements!
5 ans après mon dernier Ironman, je remettais ça (et uniquement ça) pour 2021. L'Ironman de Cascais se situant en fin de saison, cela me laissait le temps de me préparer progressivement avec les beaux jours. Mais passé l'été il devient de moins en moins facile de partager mes entrainements, surtout au delà de 5h d'effort! Que cela ne tienne, j'ai pu profiter de bonnes conditions (météo et terrain de jeu) en Septembre, pour arriver à mon top le jour "J": Samedi 23 Octobre:

- 7h55, départ pour la nat bouclée en 1h03. Mon meilleur temps sur cette distance de 3800m, la journée commence bien. Pas mal pour un mec qui n’a pas nagé de l’hiver 😜

-180 kms de vélo. La principale difficulté était placée dans les 30 premiers kms du parcours. Je décide donc de partir costaud (350 watts dans la bosse de 10kms) afin de remonter un max de concurrents. Je me retrouve en 15eme position dans groupe de 6 à la queuleuleu (à 25m des uns des autres, « no drafting bien sûr! ») avant de crever une 1ere fois au bout de 90kms. Crevaison avant lente je repars vite avec une bombe anti crevaison et revois mon groupe 30 kms plus loin à la sortie du circuit d’Estoril et là bing, je prends un trou et le boyau avant éclate. Pas le choix que de changer le boyau. Un bon débours de 5’ sur ce 2 arrêts forcés.
Je finis quand même le vélo en 280 watts Moy, ce qui est pas trop mal non plus 😊

- reste plus que le marathon, où les crampes se font sentir à la descente du vélo. 3 tours
Le 1er à 4’40
Le 2ème à 4’50
Et le 3ème à 5’.
C’est en dessous de mon tableau de marche (4’45 visé, avec un 4’30 espéré) mais je me suis resté mobilisé, en ayant même pu redescendre à 4’45 sur les 3 derniers Kms.

Un temps total de 9h38. Sans ces 2 crevaisons j’aurai été dans les même temps que mon 1er Ironman de Nice, il y a …. 6 ans. Comme quoi, malgré les années la forme est toujours là 😜
Côté classement par contre, 6eme (5 sans ces 2 crevaisons, mais c’est le jeu!) ça va être short pour le slot d’Hawaii, on 🤞, dans l’attente du mail Ironman (puisqu’il n’y a plus de remise cause COVID).

Mais quoiqu’il en soit je garderai le plaisir d’avoir été plus ou moins dans mes allures après 2 mois de dur labeur 😇
Ça restera en tout cas un de mes meilleurs souvenirs Ironman (sans ces 2 crevaisons😢) en grande partie grâce au soutien et aux encouragements de ma petite famille (une 1ere pour mes enfants sur cette distance). Ironman restera Ironman avec une ambiance et une sono à décoiffer les retraités français locaux 🥳.

Merci à tout ceux qui mon soutenu, encouragé et suivi durant cette course. A bientôt pour un debrief plus détaillé.

 

41ème au scratch de l'Ironman Cascais 2021


10/09/2021

Dernière ligne droite

posté à 14:25 dans "Triathlon"

Cette saison sera courte, mais après une saison quasi blanche en 2020, il était important de se focaliser sur un objectif, pour se relancer et repartir sur un cycle.

Lorsque je me suis inscrit il y a un an à l’Ironman de Lisbonne qui aura lieu le 23 Octobre, j’étais loin de me douter, comme beaucoup, que la situation sanitaire serait toujours aussi indécise. Mais il faut faire avec, et jongler avec « profiter du moment présent et des opportunités qui se présentent» et se « focaliser sur une épreuve qui demande beaucoup d’engagement ».
Quoiqu’il en soit, ma prépa et tous les sacrifices dus à ce genre d’épreuves longue distance, m’aura au moins permis de refaire un cycle de fond, de réhabituer mon corps à aller loin dans l’effort, à repartir de un cycle d’hygiène de vie qui pouvait paraitre secondaire en 2020 !

Plus que 6 semaines d’effort, et surtout les 3 prochaines qui s’annoncent hards. Mais ma tête et mon corps ont hâtes d’y être pour retrouver ses sensations de dépassements et de jusqu’au-boutistes !

Quelques épreuves comme le Triathlon L Sud Vendée ou l'Half d'Hourtin, viendront quand même valider mes acquis et me rassurer sur ma condition. Et si un résultat vient à la clef ce sera le "p'tit" bonus de cette prépa.
Mais l'objectif reste l'Ironman de Lisbonne avec le Slot pour Hawaii en ligne de mir ... histoire déjà de se focaliser sur 2022

 

https://www.ironman.com/im-cascais


06/10/2020

Le plaisir de clôturer une saison COVID par une victoire!

posté à 06:39 dans "Triathlon"

2020 aura été une maigre saison. Entrecoupée par un confinement, puis après l’espoir ou l’aveuglement d’un retour « à la normale », diverses annulations d’épreuves successives viendront nous remettre face à la réalité d’une situation sanitaire incertaine. Et qui nous laisse malheureusement toujours aujourd’hui, avec quelques interrogations sur le début de la prochaine saison.
Il fallait être bien courageux et obstiné pour organiser « son » épreuve cette année. Une surcharge de travail dû à une mise en place de protocoles sanitaires, à des instances plutôt réfractaires qu’incitatives, à une incertitude vécue comme épée Damoclès où le couperet (positif ou négatif) est souvent tombé au dernier moment.
Alors un grand MERCI à ces organisateurs qui ont su résister à toutes ces contraintes, pour nous permettre d’accrocher un dossard et donner un sens à nos séances hebdomadaires. C’est là qu’on se rend compte que nos exigences d’antan, ont bien vite disparues face au plaisir de se retrouver en course pour donner le meilleur de nous-même, afin de franchir UNE ligne d’arrivée.

Pour ma part, j’ai participé à 3 épreuves cette année. Ce n’est pas forcément celles que j’avais cochées en début d’année, où je me voyais plutôt décrocher un nouveau SLOT pour Hawaï. Mais ces 3 triathlons « en mode distanciation » m’auront permis de retrouver mes marques, valider que je n’avais pas régressé aussi.
Alors quand sur la dernière épreuve associée avec 3 coéquipiers du Triathlé Vannes, nous avons pu décrocher le titre de la Coupe de France des Clubs FFTri Master, c’était la GROSSE cerise sur le PETIT gâteau !
Nous n’avions pas spécialement préparé l’épreuve à laquelle nous avions pu nous inscrire que 10 jours avant. Mais cela venait renforcer la spontanéité d’une année qu’on prend au jour le jour, avec l’inconnu de la semaine suivante.
Quel plaisir de partager aussi ce moment sous le même maillot, sur cette course par équipe, là où la pratique sportive devient de plus en plus individuelle pour cause de distanciation COVID. Bien sûr cela aurait mérité une soirée pour fêter ça ensemble autour d’un bon repas hivernal avec toute notre communauté, mais cela ne sera pas possible. Le seul « petit plaisir » qu’on s’est permis, c’est cette photo SANS masque sur le podium, pour immortaliser ce moment et oublier qu’elle a été prise ... l'année du COVID !

 




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